lundi, 15 mars 2010
Contester une erreur de taxe d’habitation ou éviter de la payer à la place de quelqu’un d’autre : comment faire ? Dans quels délais ?

Si un particulier souhaite faire une réclamation au sujet de la taxe d’habitation, il peut le faire jusqu’au 31 décembre de l’année qui suit :
- l’année pour laquelle la taxe d’habitation a été établie,
- l’année du nouvel avis d’imposition correctif du précédent,
- l’année durant laquelle le contribuable a pu prendre connaissance des impôts établis à tort.
L’erreur la plus courante est de recevoir une taxe d’habitation pour un logement que l’on n’occupait déjà plus au 1er janvier de l’année d’imposition.
Si vous demandez à votre centre des impôts un dégrèvement ou une rectification, vous devrez fournir en même temps la preuve de votre non occupation.
Il peut s’agit d’une lettre de résiliation du bail, d’une facture de déménagement, d’un avis de résiliation EDF GDF, et même d’une attestation sur l’honneur des voisins.
En cas d’erreur ou d’omission de leur part, les services des impôts peuvent réclamer au contribuable un complément jusqu’au 31 décembre de l’année qui suit l’année pour laquelle la taxe d’habitation a été établie.
En revanche, il n’y a pas de délai de prescription s’il s’agit d’un oubli ou d’une erreur du particulier.
Il arrive également qu’un propriétaire bailleur se retrouve dans l’obligation de régler une ou plusieurs taxes d’habitation non acquittées par son locataire après le départ de celui-ci. Ceci est arrivé à un lecteur de Tout Mon Immobilier qui est venu en témoigner dans les commentaires.
Pour se protéger, le propriétaire doit exiger de son locataire au moins un mois avant son départ une preuve de paiement.
En cas de non réponse ou de refus du locataire, le propriétaire en informe le Trésor dans le mois qui précède le départ de son locataire.
Si le locataire reste dans le ressort de la trésorerie ou qu’il est possible de connaître sa nouvelle adresse, le propriétaire ne sera pas imposé en lieu et place de son locataire.
06:00 Publié dans Copropriété, douce copropriété, Propriétaire et locataire, mode d'emploi, Tout sur la location | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
| Tags : location, proprietaire, taxes, taxe, habitation, impots, occupation, tresor public, colocation, degrevement |
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Commentaires
Encore un bon article immobilier sur un sujet épineux lorsque l'on a des problèmes avec l'administration fiscales.
Merci
Priximmo
http://prix-immobilier.info
Écrit par : Priximmo | mardi, 16 mars 2010
Répondre à ce commentaireJ'ai du acquitter 1 taxe d'habitation, alors que je suis reconnue adulte handicapée.
Seulement il y avait 1 deuxième personne dans ce logement qui aurait du la payer.
Le trésor public me l'a fait règler.
Je ne sais pas comment faire pour me défendre
Aidez moi car j'ai payer cette taxe en 2009.
Merci d'avance
Écrit par : Danièle | jeudi, 25 mars 2010
Répondre à ce commentaireje suis locataire et mon plafond est fotement fissuré, cela concerne tout le salon (30M²) puis-je demandé un degrevement d'une partie de mon loyer ?
faut t il que les travaux durent un certain temps pour pouvoir beneficier d'une reduction ?
car ne profitant pas de toute la surface .....
merci pour vos reponses
Écrit par : RICHARD | mardi, 30 mars 2010
Répondre à ce commentaireBonjour Danièle,
1/ pour savoir si vous êtes potentiellement dispensée de la taxe d'habitation, vous devez être titulaire d'une allocation handicapée et répondre à certaines conditions de revenus.
Je vous invite à lire l'article de Tout Mon Immobilier consacré au sujet :
http://www.toutmon-immobilier.com/archive/2010/03/10/la-taxe-d-habitation-qui-en-est-dispense-exoneration.html
2/ la taxe d'habitation est nominativement adressée par les services des impôts à la personne qui occupe le logement au 1er janvier de l'année de référence : propriétaire occupant, locataire désigné sur le bail, et tout autre occupant qui a la jouissance du logement au 1er janvier...dont ils ont connaissance. Pour éviter les malentendus en cas de colocation, il faut dès le début de la colocation signaler aux services des impôts tous les occupants du logement. La taxe d'habitation peut alors être nominativement adressée à tous les occupants connus.
Écrit par : Stéphanie (Tout Mon Immobilier) | mercredi, 31 mars 2010
Répondre à ce commentaireBonjour Richard,
merci de poster les questions à la suite des articles correspondants au sujet de la question pour faciliter la lecture des autres visiteurs du blog.
Je vous invite à lire les articles correspondants sur l'obligation du propriétaire de louer un logement décent et un logement en bon état de réparation :
http://www.toutmon-immobilier.com/archive/2010/02/17/l-obligation-de-louer-un-logement-decent.html
http://www.toutmon-immobilier.com/archive/2010/02/18/l-obligation-de-louer-un-logement-en-bon-etat-de-reparation.html
Vous apprécierez votre situation au regard des situations décrites dans ces deux articles car je ne peux en préjuger : s'agit d'une fissure qui met en péril le clos et le couvert du logement, votre santé, votre sécurité? Ou simplement d'une fissure inesthétique? Met-elle en péril la solidité du plafond ou non?
Je vous communique un extrait de la Loi n°89-462 du 6 juillet 1989, article 6 :
"Le bailleur est tenu de remettre au locataire un logement décent ne laissant pas apparaître de risques manifestes pouvant porter atteinte à la sécurité physique ou à la santé et doté des éléments le rendant conforme à l'usage d'habitation
(...)
c) D'entretenir les locaux en état de servir à l'usage prévu par le contrat et d'y faire toutes les réparations, autres que locatives, nécessaires au maintien en état et à l'entretien normal des locaux loués ;"
Si la fissure vous semble mettre en péril votre sécurité, votre santé, vous pouvez mettre en demeure votre propriétaire de faire réaliser des travaux au titre du logement décent ( Loi n°89-462 du 6 juillet 1989, article 6 et Décret n°2002-120 du 30 janvier 2002).
Si elle nuit sérieusement au maintien en état du logement et à la jouissance, vous pouvez également lui demander une remise en état du plafond au titre de l'obligation du propriétaire de maintenir le logement en bon état d'usage et de réparation (Loi n°89-462 du 6 juillet 1989, article 6).
Si elle est mineure ou relève simplement de l'esthétique, je vous rappelle que l'entretien des murs et des plafonds en état de propreté, les menus raccords de peinture et de revêtement sont à la charge du locataire, conformément au Décret n°87-712 du 26 août 1987, extrait :
" III. - Parties intérieures.
a) Plafonds, murs intérieurs et cloisons :
Maintien en état de propreté ;
Menus raccords de peintures et tapisseries ; remise en place ou remplacement de quelques éléments des matériaux de revêtement tels que faïence, mosaïque, matière plastique ; rebouchage des trous rendu assimilable à une réparation par le nombre, la dimension et l'emplacement de ceux-ci".
Quant à obtenir un dégrèvement de loyer ou sa suspension, c'est au tribunal compétent d'en décider : Loi n°89-462 du 6 juillet 1989, article 20-1.
"Si le logement loué ne satisfait pas aux dispositions des premier et deuxième alinéas de l'article 6, le locataire peut demander au propriétaire leur mise en conformité sans qu'il soit porté atteinte à la validité du contrat en cours. A défaut d'accord entre les parties ou à défaut de réponse du propriétaire dans un délai de deux mois, la commission départementale de conciliation peut être saisie et rendre un avis dans les conditions fixées à l'article 20. La saisine de la commission ou la remise de son avis ne constitue pas un préalable à la saisine du juge par l'une ou l'autre des parties.Le juge saisi par l'une ou l'autre des parties détermine, le cas échéant, la nature des travaux à réaliser et le délai de leur exécution. Il peut réduire le montant du loyer ou suspendre, avec ou sans consignation, son paiement et la durée du bail jusqu'à l'exécution de ces travaux. Le juge transmet au représentant de l'Etat dans le département l'ordonnance ou le jugement constatant que le logement loué ne satisfait pas aux dispositions des premier et deuxième alinéas de l'article 6."
Enfin, pour obtenir une indemnité en cas de travaux, il faut que ceux-ci aient une durée supérieure à 40 jours.
Écrit par : Stéphanie (Tout Mon Immobilier) | mercredi, 31 mars 2010
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